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Titre : Le vieil homme et la mer

Auteur : Ernest Hemingway

Genre : Contemporain

Résumé : Cela fait quatre-vingt quatre jours que le vieux n'a pas ramené de poissons. Ses parents ont donc envoyé le gamin pêcher sur un autre bateau.
Le quatre-vingt cinquième jour, le vieux part pêcher dans le Gulf Stream, quand un poisson mord enfin à l'hameçon ; un poisson colossal, commme on en a jamais vu. Le vieux est déterminé à ne pas perdre la plus belle prise de sa vie. La lutte entre l'homme et l'animal sera longue.

Mon avis : Il y a ces livres qu'on lit plus à cause de l'aura et la réputation qui les entourent que par réelle envie. J'ai aussi été motivée par la très jolie édition illustrée trouvée dans la bibliothèque de mes parents. Mais finalement, j'ai le sentiment d'être passée à côté. Comme un énorme fail.

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Source :
giphy.com

Alors qu'est ce qui coince ? Eh bien déjà, heureusement qu'il ne fait que 150 pages. Parce que je n'ai pas trouvé cette partie de pêche miraculeuse franchement palpitante. J'ai bien compris que Hemingway n'a pas écrit ce roman afin de nous parler de sa passion pour la pêche ; pour autant, je n'ai pas bien su bien saisir le sens caché, le message, l'allégorie dissimulée derrière. Leçon d'humilité, rapport entre la jeunesse et la vieillesse, lutte d'un homme contre lui-même, il a suffi que je passe à côté de la portée symbolique de ce court roman pour m'en donner un avis mitigé .

C'est pourtant indéniablement bien écrit : je veux dire, il y avait des phrases si belles que j'ai pris grand soin de les souligner. C'est très beau et poétique, mais sans lourdeurs. Et j'ai été émue par le vieil homme et son combat désespéré.

Finalement, est-ce un roman que je conseillerais ? Oui et non ; mon âme de lectrice avec ses goûts bien à elle vous dira non, pas vraiment, mais on ne peut pas nier que Le vieil homme et la mer est un monument de la littérature. Alors si vous voulez jouer le gars/la fille cultivé/e, ba oui, il faudrait le lire. En espérant que vous serez plus sensible au message que je ne l'ai été. Ceci dit, il n'y a jamais d'obligation.

"Peu avant la tombée de la nuit, alors qu'ils passaient à proximité d'un grand ilôt d'herbe des Sargasses qui se soulevait et ondulaient dans la houle comme si la mer faisait l'amour sous une couverture jaune, une dorade mordit à la petite ligne de l'arrière."

"Les premières étoiles se montraient. Il ne connaissait pas le nom de Riegel, mais il la voyait, et savait que bientôt toutes ses amies lointaines parsèmeraient le ciel.
- Le poisson aussi est mon ami, dit-il tout haut. J'ai jamais vu un poisson pareil ; j'ai jamais entendu parler d'un poisson comme ça. Pourtant faut que je le tue. Heureusement qu'on n'est pas obligé de tuer les étoiles !»"

"La veine. J'aimerais bien en acheter un morceau si on la vend quelque part."

La note : 5/10. Voilà, c'est fait, j'ai donné une mauvaise note à un Nobel de littérature.