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Titre : L'or des Malastesta

Auteur : Laurent Ladouari

Genre : Anticipation

Résumé : Il y a sept ans, le plus grand criminel connu, le responsable de la catastrophe qui rasa le Japon de la carte, décédait en laissant introuvé un trésor en lingots d'or. A présent, les regards se tournent vers son fils, l'éxubérant Tancrède Malatesta, bras droit de Zoran Adamas et déjà millionnaire. "L'or est ici, sous vos pieds", avait dit Alexandre Malatesta. Il n'en fallait pas plus pour que la fièvre de l'or s'empare de la Capitale...

Mon avis : Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions HC pour l'envoi de ce roman en service presse!

L'or des Malatesta se déroule dans un univers de science-fiction, pas si éloigné de notre siècle, où une ville désignée sous le nom de "la Capitale" regroupe les classes aisées de la société tandis que les classes les plus pauvres vivent séparées de l'autre côté du Mur. A sa mort, Julien et Tancrède apprennent qu'ils sont les fils et héritiers de "Charogne", célèbre mafieux qui leur cède son faramineux héritage à la condition qu'ils portent son nom, Malatesta. Si Tancrède accepte, Julien s'y refuse. Sept ans plus tard, le magot demeuré introuvable échappe à l'Etat et une frénésie sans précédent va gagner la ville et même au-delà.

Pour être tout à fait honnête, les premières pages ont été laborieuses. J'avais lu Cosplay, premier roman qui se passait dans le même univers mais qui mettait en scène le personnage de Katie Dumas face à un jeu révolutionnaire qui sauvait une entreprise de la faillite. Ma lecture remontant à plusieurs années, il m'a été difficile de remettre protagonistes, lieux et péripéties passées. Finalement, j'ai réussi à me remettre dans le bain.

Sur certains aspects, ce livre me fait penser à la série Game of Thrones de George R. R. Martin (en largement moins violent, quand même), c'est-à-dire qu'il met en scène l'affrontement des riches et des puissants en quête d'argent et de pouvoir. Il est vrai que l'on a plus affaire à un univers de science-fiction et que les Starks et les Lannisters sont remplacés par de grosses multinationales.

Katie Dûmas cède donc sa place de  personnage principal à Tancrède. Son excentricité agace autant qu'elle intrigue ; j'ai apprécié ce personnage dont l'intelligence et les talents de stratèges ne font aucun doute. J'ai aussi aimé que l'école de Nonpareil et ses élèves soient autant présents, car c'est l'une des facettes du récit qui m'a le plus passionné. D'autant plus que les Fondateurs m'ont particulièrement plu, surtout Ayako. Dans l'ensemble, l'univers construit par l'auteur est solide, cohérent et d'une richesse phénoménale.

Reste  que L'or des Malatesta est un sacré pavé comptant près de 800 pages et pas toujours évident à lire et à comprendre. Même s'il n'est pas nécessaire d'être un expert en géopolitique pour lire ce roman, les thèmes économiques et politiques ne sont peut-être pas le plus relaxant à lire, le soir avant de dormir. Ce livre est comme un immense puzzle dont on remet peu à peu les pièces en place : on change de lieux et de personnages d'un chapitre à l'autre sans comprendre le lien qui les unit, et ces liens deviennent visibles au fur et à mesure qu'avance l'intrigue. Alors oui, parfois il faut un peu de patience pour réussir à tout démêler.

La fin est complètement inattendue, et m'a laissée sonnée. Passé le cap des 50 dernières pages, je ne pensais pas assister à un tel renversement de situation! Cette fin appelle à une suite qui me donne envie de poursuivre dans cette série.

En guise de conclusion, je tiens à souligner que la couverture est splendide. Cela ne fait pas la qualité du fond, mais j'apprécie énormément le travail du maquettiste.

La note : 7/10. Le récit est plaisant à lire, mais très (trop?) dense.