pablo

Titre : Pablo tome 1 : Max Jacob

Auteur : Clément Oubrerie (dessin) & Julie Birmant (scénario)

Genre : Bande dessinée

Résumé : 1900. Amélie Lang a 17 ans. Celle qui sera connue plus tard sous le nom de "la belle Fernande" est contrainte d'épouser un homme médiocre et violent. Au même moment, un certain Pablo Picasso, peintre de son état, s'installe à Paris avec son ami Casagemas. Seulement la vie à la capitale n'est facile et le jeune peintre va traverser maintes difficultés. C'est alors qu'il fait la rencontre d'un poète bien singulier : Max Jacob.

Mon avis : Je n'ai pas lu ce premier tome parce que je suis particulièrement admirative de la peinture de Pablo Picasso. Mais j'avais envie de lire cette BD surtout pour l'ambiance des années 1900 un peu comme dans Adèle Blanc Sec bien que le propos n'est pas du tout le même. Résultat, ce n'est pas un coup de coeur, mais j'ai apprécié.

Vous l'aurez compris, cette BD est une biographie de Pablo Picasso... mais pas que! La narratrice est une vieille femme, ancien modèle et muse du peintre qui retrace son parcours en parallèle de celui de l'artiste. Et j'ai adoré ce récit à double point de vue, parce que j'ai adoré le personnage de Fernande. D'abord parce qu'elle est très bien dessinée, ensuite parce que son parcours très dur forge l'admiration. Elle est une femme très moderne, émancipée et combative.

Le personnage de Picasso est plus difficile à cerner, surtout qu'il évolue beaucoup au fil des pages : s'il peint beaucoup pour l'argent au début, sa peinture devient après plus significative et réfléchie (et moins fortuné aussi) : c'est le début de la période bleue. Reste qu'on se pose beaucoup de questions sur lui, et il n'en est que plus attachant. Quant à Max Jacob, il est plus en retrait mais j'ai aimé son côté bizarre tout autant que son apparence très singulière.

Ce premier tome introduit cette série de 4 tomes, mais elle n'est pas ennuyeuse ou monotone : certes l'accent est mis sur le passé et/ou la personnalité des personnages, sur les circonstances de leur rencontre mais on ne voit pas les pages passer. En même temps, l'album ne fait que 88 pages!

Le roman alterne entre des scènes assez sombres voire violentes, et d'autres plus légères. Le passé de Fernande est très dur, mais voir Picasso découvrir Paris et la France est beaucoup plus amusant, même si lui aussi traverse des drames. Pour ce qui est de l'ambiance années 1900, j'ai été servie : chignons, chapeaux à plume, moustaches, Exposition universelle, ateliers de peintres pittoresques...

J'aime assez les dessins, pas toujours très précis ni très nets mais assez clairs, sauf certaines cases plus confuses. Ça m'a vaguement fait pensé à Joann Sfar, bien que moins fantaisiste (cela dit, j'aime beaucoup Sfar aussi). Les couleurs ont leur importance aussi, toujours assez sombres ou sépia comme une vieille photographie. La couverture bien plus colorée que les cases est très réussie, non? Pour information, il s'agit du même dessinateur de Aya de Yopougon.

 Je n'ai pas grand chose à ajouter, si ce n'est qu'il n'y a pas besoin d'aimer Picasso pour aimer cette BD. Si vous voulez en apprendre plus sur le début du siècle dernier, Pablo est fait pour vous!

La note : 7/10. Pas un coup de coeur, mais une belle découverte.