couv67076752Titre : La route

Auteur : Cormac Mc Carthy (USA)

Genre : Anticipation

Résumé : La fin du monde a eu lieu. Le monde est recouvert de cendres. Désormais, les rares survivants tentent de rester en vie en se cachant les uns des autres, certains étant même devenus cannibales. Un homme et son fils, poussant devant eux un caddie se dirigent vers le Sud sans vraiment savoir se qu'ils trouveront là bas. Ils se contentent d'espérer, mais surtout de survivre dans un monde désormais hostile.

Mon avis : Whouahou. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit. Ce roman est d'une force incroyable. Ne croyez pas un instant que ce ne soit que de la pure science-fiction. "La route", c'est bien plus que cela.

Déjà, la première chose qui sorte de l'ordinaire est que les personnages n'aient pas de prénoms, ni même un non, rien : ils sont désignés par "l'homme" et "le petit". Ce qui rend les deux personnages à la fois si vague et familier. Passées les premières pages d'adaptation, on finit par s'y faire : dans cet univers en loques,on n'a plus vraiment d'identité. La personnalité des deux protagonistes est très complexe, très torturé : "l'homme", sans être un warrior, se bat tous les jours pour la survie de son enfant avant la sienne - même si l'une est impossible sans l'autre- mais possède sa part d'ombre (la perte de son épouse, de ses repères) et lutte pour ne pas sombrer ni dans la folie, ni dans le désespoir.

"Le petit", lui, est un étrange mélange de candeur et de maturité : il n'a certes pas les mêmes préoccpuaptions d'un enfant "ordinaire", mais sa part d'innocence est en décalage par rapport à la noirceur du bouquin. Pour lui, il y a les gentils et les méchants et a du mal à admettre qu'il ne peut pas sauver tout le monde s'il veut vivre. Il prononce parfois des mots qui bouleverse tant ils sont justes.

Ce qui m'a frappé aussi, c'est toute cette noirceur et cette violence que contiennent les pages : il y a des scènes concernant les cannibales qui m'ont choquées, ou du moins marquées. On peut considérer ça comme un point négatif, car elles n'étaient pas forcément nécessaires.

La note9/10. Un récit poignant et violent sur les relations père-fils et les sentiments humains que je ne suis pas prête d'oublier.